Catégories
testcat Uncategorized

Hellfest : l’enfer des polémiques?

456789 456789

Avec ses 250 000 festivaliers, ses records de consomation de bière et son metal hurlant depuis pas moins de 5 scènes sur site, le Hellfest n’est plus à présenter. Véritable lieu de culte pour les Metalheads de nombreux pays, le festival fait néanmoins fasse à de nombreuses polémiques. Harcèlement, sexismes, prison… Alors, le diable se cache-t-il dans les détails ?

Le festival de tous les records

Le Hellfest, festival spécialisé dans les musiques extrêmes, comme le metal, le punk, le hardcore ou encore la noise, a soufflé cette année ses seizièmes bougies. Et en seize ans, ils en aura battu, des records !

Records d’affluence, records de litres de bière vendus, records de décibels et même records de chaleur, le Hellfest voit grand, fait grand, et impressionne.

D’ailleurs, nombre de néophytes viennent désormais « pour l’ambiance ». Et quelle ambiance! Depuis des années, les metalleux la prônent, comme Ronan, 28 ans, interviewé dans Quotidien lors de l’édition de 2014 :  » Ici il ne se passe rien, il n’y a pas d’agression, pas de problèmes. Les metalleux, c’est des bisounours qui viennent juste faire du headbang sur des gros riffs de Deathmetal ! »

Il ponctuera son récit par un rot sonore avant de nous montrer ses fesses. Instant poésie.

Mais ça, c’était avant.

Une réputation qui se fissure

En effet, les festivaliers ne sont pas dupe, et pour cause : le festival a changé. Le public, longtemps composé d’initiés, est devenu plus « généraliste ». Beaucoup ne viennent plus pour growler avec le groupe préféré, mais bien pour vivre l’expérience Hellfest. Et cela a des conséquences.

Le metalleux, longtemps stigmatisé, avait trouvé un refuge, un lieu de retrouvaille pour sa communauté, au Hellfest. Cela a créé un sentiment d’appartenance fort, presque de culte, qui explique que ce public n’hésite pas à mettre la main à la poche pour acheter un pass de plus en plus proche du prix d’un loyer (329 euros pour l’année 2023, ndlr) ou pour collectionner un merchandising dont le prix ne reflète pas la qualité de la manufacture.

Ce point, de plus en plus important au vues de l’augmentation de la capacité en personnes du site, restait pourtant assez accepté, mais de nouvelles polémiques viennent entacher l’image du célèbre festival.

La place des femmes : more women on stage?

Qui a déjà mis les pieds dans la ville de Clisson à la mi-juillet a forcément croisé le chemin de somptueuses créatures plus ou moins gothiques, et plus ou moins vêtues.

En effet, le festival est souvent victime de vagues de chaleurs pile pendant ses dates, et hommes comme femmes doivent alors tenir sous le cagnard infernal pendant 4 jours. Dès lors, il n’est donc pas surprenant de voir des festivalières en petite tenue, les premières éditions étant d’ailleurs souvent peuplées de personnes pratiquant le « topless« .

Néanmois, plusieurs affaires d’agressions à caractère sexuelles ont été remontées par des festivalières. L’affaire aurait pu aller dans les mains des autorités compétentes et s’arrêter là, mais la réponse officielle du festival a déplu.

Prenant le parti de se protéger à tout prix d’une éventuelle polémique, au point de sonner très « politique », le communiqué arrive à faire tout l’inverse : il provoque indigniaton chez bon nombre de personnes, apporte de nouveaux témoignages de femmes ayant subi des abus, et provoque un sentiment d’insécurité chez bon nombre de festivalières.

Le « me-too » du metal apparait alors. On parle dans le milieu du vrai visage de certains de ces « nounours » , et on pointe du doigt le manque de parité dans les groupes bookés, avec notamment le mouvement « more women on stage« . C’est alors que le bureau prendra un nouveau coup.

Harcèlement sexuel : l’enfer au bureau

Il n’y a pas que lors d’un slam en mini short, ou en buvant un verre sans cup de protection, que les metalleuses risquent leur intégrité physique et morale. L’affaire des stagiaires du Hellfest l’aura démontré.

Le Hellfest est encore aujourd’hui un association loi 1901, et est à ce titre composée d’un bureau. Ce bureau accueille régulièrement des stagiaires en communication, mais étrangement, a arrêté d’engager des femmes à ce poste pourtant souvent féminin. La raison ? Un membre pratiquant le harcèlement sexuel au travail.

Gestes, paroles déplacées et menaces viendront ponctuer le quotidien de plusieurs jeunes femmes. Elles ont auourd’hui décidé de porter plainte. A noter que leur décision leur est venue spontanément : en effet, les deux victimes ne se connaissent pas ni n’ont communiqué.

Ben Barbaud, le parrain du metal ?

Ces affaires pas très féminsites étaient déjà assez peu vendeuses pour l’image du festival, comme du metal en général. Mais en juin dernier, une affaire de détournements de fond est venue un peu plus ternir le tableau.

En effet Ben Barbaud, patron et créateur adulé du festival, a été condamné à 8 mois de prison avec sursit et 25 000 euros d’amende pour avoir « confondu ses comptes » avec ceux de l’association à but « non lucratif ».

Le but de cette transaction ? Acheter du vin et des oeuvres d’art. Apparemment, le vin de Clisson, fertilisé par les metalleux, n’est plus à son goût.

D’ailleurs, pas sur que ses agissements soient au goûts des festivaliers, à qui on facture, par exemple, 1750 euros pour une cabane de bois sans sanitaires.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *