Marius Jacob, le vrai Arsène Lupin
Anarchiste cambrioleur?

Son histoire, ses ambitions
Alexandre Marius Jacob, dit Marius Jacob (Marseille, 29 septembre 1879 – Reuilly, 28 août 1954 (à 74 ans)), est un anarchiste illégaliste français.
Compromis dans une affaire d’explosifs et quelques menus larcins, Jacob est condamné à six mois de prison et fiché par la police. Cela rend sa réinsertion très difficile : chaque fois qu’il trouve un travail, la police se présente et contraint son patron à le renvoyer. Il va alors choisir « un illégalisme pacifiste ». Adepte de la théorie anarchiste de la « reprise individuelle », il se détourne de la stratégie de la bombe et décide de devenir cambrioleur. Marius Jacob serait il le vrai Arsène Lupin?
Un illégaliste pacifiste
https://fr.wikipedia.org/wiki/Marius_Jacob

Marius Jacob fait preuve de beaucoup d’ingéniosité. Pour voir si les personnes qu’il projette de cambrioler sont chez elles, il coince des morceaux de papier dans leurs portes et passe le lendemain vérifier s’ils sont toujours en place ; c’est, de plus, un as du déguisement qui opère sous un nombre important de pseudonymes. L’une de ces créations notoires est celle du « coup du parapluie » : un trou est pratiqué dans le plancher de l’appartement du dessus. Un parapluie fermé est ensuite glissé dans l’ouverture puis ouvert par un système de ficelles afin de récupérer les gravats lorsque ses complices agrandissent le passage. Évitant ainsi le bruit de leur chute. Il lui arriva de refermer les portes par un de ses mécanismes de ficelles et de morceaux de bois, de manière à faire croire qu’il était toujours à l’intérieur ; il assista une fois de la terrasse d’un café à un assaut en règle donné à une maison pillée dans la nuit.
Le spécialiste d’Arsène Lupin
Certains auteurs avancent que Maurice Leblanc s’inspira probablement en partie de lui pour créer, en 1905, son personnage d’Arsène Lupin. Toutefois, selon Robert Bonaccorsi et Jean-Luc Buard, « cette assertion devrait être argumentée, voire nuancée » car l’écrivain a nié cette inspiration spécifique en affirmant puiser son inspiration dans « l’air du temps. » Spécialiste d’Arsène Lupin, Jacques Derouard rejette quant à lui toute influence de Jacob dans la genèse du gentleman cambrioleur.